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Bacchanales modernes !

Le nu, l’ivresse et la danse dans l’art français du XIXème siècle

Musée des Beaux-Arts de Bordeaux - Du 12 février 2016 au 23 mai 2016

La Fondation pour la culture et les civilisations du vin s’associe à une exposition au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux qui préfigure la première contribution d’un partenariat envisagé sur le long terme entre les deux institutions.Mené par les musées d’Ajaccio et de Bordeaux, avec le soutien exceptionnel du Musée d’Orsay et des collections nationales, sur le thème de la figure des bacchantes dans l’art français du XIXème, l’exposition s’appuie sur des travaux universitaires produits à l’université de la Sorbonne.

L’équipe culturelle de La Cité du Vin a rejoint le comité scientifique, qui rassemble historiens d’art et conservateurs spécialisés sur le sujet, en la personne de Laurence Chesneau-Dupin, conservateur du patrimoine et directrice de la culture pour la Fondation pour la culture et les civilisations du vin.

La figure de la bacchante, fidèle prêtresse de Bacchus, dans les arts du XIXème siècle

Commissaire à Bordeaux : Sandra Buratti-Hasan, directrice adjointe du MBA de Bordeaux
Coproduction avec le Palais Fresh, Musée des Beaux-Arts d’Ajaccio

Ce projet de qualité qui aborde un des aspects des mythologies du vin, correspond parfaitement aux objectifs de diffusion de la Fondation. C’est pourquoi il apparaît légitime que celle-ci le soutienne, en synergie avec l’ensemble des équipements culturels bordelais et au cœur de l’actualité culturelle locale, confirmant la place inédite de Bordeaux au croisement des arts et du divin breuvage.

Abordant toutes les techniques et toutes les disciplines, cette exposition porte un nouveau regard sur les arts du XIXème siècle en plongeant dans l’univers visuel mais aussi musical de cette époque foisonnante. La découverte de la figure de la bacchante, polymorphe et fascinante, fidèle prêtresse du divin Bacchus, constitue ainsi un thème fédérateur et inédit, qui trouve écho dans le parcours permanent de La Cité du Vin. Tour à tour danseuse antique, nymphe cambrée ou ménade fatale, la bacchante ne cesse d’apparaître dans les créations des artistes du XIXème siècle. De Pradier à Rodin, de Berlioz aux Ballets Russes, les artistes les plus divers travaillent ce motif qui fait de l’ivresse la compagne d’Éros et de Thanatos. La prêtresse mythique du cortège de Bacchus est régulièrement revisitée jusqu’à se transformer en muse sensuelle des temps modernes.

La découverte de la figure de la bacchante, polymorphe et fascinante, fidèle prêtresse du divin Bacchus, constitue ainsi un thème fédérateur et inédit, qui trouve écho dans le parcours permanent de La Cité du Vin. 

 

Symptomatique des aspirations, des troubles et des fantasmes de la société de la deuxième moitié du XIXe siècle, l’étude de la figure de la bacchante permet de reconsidérer l’assimilation de l’héritage classique et d’en suivre les résurgences au fil du temps. Elle pose aussi le problème de la construction de l'image de la femme dans la société et du regard pulsionnel porté par les artistes sur la nudité féminine, sur le corps cambré et manipulé. Elle annonce le triomphe d’une société frivole en quête de jouissance où les résurgences de pulsions primordiales d’une « danse déréglée » sont perçues comme une menace pour l’ordre politique et social. L’une des spécificités de l’exposition est de faire appel majoritairement aux collections publiques françaises et de faire cohabiter les noms des plus grands artistes aux côtés de trésors moins connus sortis des réserves muséales spécialement pour l’occasion.